Production

Réduire les pertes en cuisine centrale avec des données exploitables

Réduire les pertes commence par distinguer ce qui n’a pas été préparé, ce qui a été fabriqué en trop et ce qui revient des sites servis. Ces situations n’ont pas les mêmes causes. Un suivi léger mais régulier permet de décider où agir, sans transformer les équipes en opérateurs de saisie permanente.

Mesure des quantités restantes après une fabrication en cuisine
Illustration générée par IA — scène métier fictive.
Le point de départ

Suivez quelques produits représentatifs, classez les causes des écarts et modifiez une règle à la fois pour mesurer son effet.

Définir ce que l’on mesure

Choisissez une unité cohérente : kilogrammes pour certaines préparations, portions ou pièces pour d’autres. Séparez les écarts de préparation, les surplus avant départ et les retours. Une quantité retournée n’est pas nécessairement réutilisable : cette décision relève de vos procédures sanitaires et de la situation du produit.

Commencez sur un périmètre limité, par exemple une famille de garnitures et quelques destinations. Le suivi doit être assez simple pour être réalisé même pendant une semaine chargée. Identifiez qui renseigne l’écart et à quel moment il peut le faire.

Rapprocher prévision, production et livraison

Pour comprendre un surplus, comparez la demande prévue, la quantité lancée, la quantité réellement obtenue et la quantité expédiée. Si ces valeurs ne partagent pas la même référence de commande ou de fabrication, il devient difficile d’expliquer la différence.

Exemple fictif : 500 portions sont demandées, 530 sont produites et 490 sont expédiées après une baisse d’effectif. Les 40 portions restantes ne correspondent pas à une seule cause : 30 résultent de la quantité lancée et 10 de la modification de demande. Les actions correctives seront différentes.

Choisir une action mesurable

Une fois la cause identifiée, ajustez un seul paramètre : coefficient de sécurité, grammage, rendement de référence, conditionnement ou heure de validation des effectifs. Conservez le contexte, car comparer une petite réception à une grande série peut conduire à une mauvaise conclusion.

Évitez un objectif de baisse uniforme appliqué à toutes les recettes. Certains produits ont une variabilité plus forte, d’autres sont sensibles à la présentation ou à la taille des lots. Les décisions doivent être discutées avec les personnes qui réalisent la production et connaissent ses contraintes.

  • Quantité prévue, produite et expédiée.
  • Nature et cause de l’écart.
  • Action choisie et responsable.
  • Résultat observé sur une période comparable.

Faire vivre les enseignements dans les fiches

Une observation utile doit finir dans une donnée de référence ou dans une règle de travail. Si le rendement réel d’une recette est durablement différent de l’estimation, la fiche technique doit évoluer. Sinon, le même écart sera commenté chaque semaine sans disparaître.

Le rôle de Sextan est de relier les informations métier disponibles : recettes, besoins, production et dispatch. La manière de saisir et d’exploiter les écarts se définit selon vos modules et votre organisation. Une démonstration autour de vos documents actuels permet de préciser ce parcours sans promettre un pourcentage de réduction universel.

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Une démonstration permet d’aller au-delà des écrans : suivez vos données d’un service à l’autre, explorez les automatismes et les usages IA, à partir de vos cas concrets.

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